Congo-Brazza: Interview de M. Ouabari, ancien ministre

Interview exclusive de M. Joseph Ouabari Mariotti, ancien garde des sceaux, ministre de la justice du Congo-B, sur les questions brûlantes de la vie politique congolaise

Joseph Ouabari-Mariotti

Congo-liberty : Plusieurs anciens   éminents membres de l’UPADS, parti du président Pascal Lissouba viennent de le quitter  pour créer le Congrès Africain pour le Progrès(Le Cap).  Qu’en est-il et quelle est votre position face à l’UPADS  et au CAP ?

            En   effet,   le congrès de l’UPADS  de  juin 2013,  considéré  comme  congrès   de la honte par la  majorité des  militants  de  ce parti, parce que non  unitaire  et   organisé dans des conditions de non  droit   et   hors  consensus,   a été le motif, comme vous le dites,  qui  a  poussé  plusieurs anciens  éminents  membres  de l’UPADS  à quitter ce parti   pour créer  Le CAP. La famille UPADS est à nouveau divisée  et  fragilisée par la   faute   de  certains de nos camarades,  imbus d’eux-mêmes  et avides de gloire qui n’ont pas toujours tiré les leçons des nombreuses  dissensions qui affaiblissent ce grand parti  depuis le coup d’état militaire de M. Sassou Nguesso qui a renversé le président Pascal Lissouba en 1997.

Suite  à ce congrès illégal de l’UPADS, des militants et sympathisants de ce parti résidant en Europe ont également décidé, au cours d’une assemblée générale tenue à  Paris, de se constituer  en Fédération autonome UPADS France Europe pour dire leur refus de cautionner  un congrès aux conséquences désastreuses et d’accompagner  la nouvelle direction  de l’UPADS dans sa logique de division.

La Fédération autonome UPADS France Europe est au faîte du combat  pour le changement au Congo par diverses  initiatives. Elle s’associe à d’autres forces patriotiques  et démocratiques qui  œuvrent  pour le même objectif politique.

Je  demeure à l’UPADS, en  dépit du tumulte qui  l’agite par conviction  personnelle, persuadé de ce que,  malgré son affaiblissement actuel  et de  circonstance et au-delà  de l’impuissance politique de sa direction en  exercice, c’est un parti de l’alternance démocratique. Il est un mouvement de progrès avec une chance historique de bientôt se reconstruire sainement à un moment où l’opposition congolaise majoritaire au  sein des populations du Congo est impatiente de le voir s’intégrer à son   combat pour l’alternance  politique au Congo. Et la Fédération autonome UPADS France Europe travaille à cette reconstruction que nous voudrions consensuelle parce que ce parti, sans traîner les pieds, doit aller vers les valeurs qui lui ouvrent l’avenir. Ce sont ces valeurs qui ont fait sa victoire au lendemain de la conférence nationale souveraine du Congo en 1991.  Cette victoire, c’était la victoire des forces  de jeunesse, des forces de création, des forces de travail,  des  forces du renouveau, des forces de la synthèse nationale et patriotiques rassemblées dans un grand élan national  de progrès autour d’elle.

Le CAP, par son programme et son attachement aux valeurs de la République s’inscrit dans un contexte national où l’enjeu est l’alternance démocratique. Au  sein de  la Fédération,  nous partageons avec ce parti la problématique de cet enjeu incontournable et historique pour l’avenir du Congo.

  Congo-liberty : L’UPADS  serait pour ceux  qui l’ont quitté un satellite de M. Sassou Nguesso. Quel est votre avis là-dessus ?

            La pratique des autorités de l’UPADS issues du congrès de juin 2013 dans leurs relations avec le pouvoir en place à Brazzaville est sujette à diverses interrogations. Je ne  suis pas étonné que des opinions prennent  l’UPADS tenue par ces autorités pour un satellite  de M.  Sassou Nguesso.  Comment peut-il en être autrement. Cette UPADS a siégé au simulacre de concertation  de Dolisie  sur  les  élections locales  et cautionné  les conclusions  qui en sont  sorties  malgré  ses  réticences.  Elle  a commis des  représentants au recensement administratif spécial 2013 contesté par la majorité de la classe politique et de la société civile. Ses  candidats aux élections  locales frauduleuses du 28 septembre 2014 y ont pris part sans y croire, abandonnés par ceux des partis de l’alliance des socio-démocrates africains dont l’UPADS est membre.  Malgré la consigne de participation à ces élections par la direction de l’UPADS, son électorat et le peuple congolais ont largement boycotté le scrutin. L’UPADS en est sortie affaiblie, avec une faible proportion  d’élus.  Enfin, jusqu’à  jour, ses responsables n’énoncent pas clairement leurs  positions sur la question de l’alternance politique au Congo, sur la fin du mandat constitutionnel de M. Sassou Nguesso en 2016 et sur le bilan de l’échec du pouvoir de Brazzaville.

Le tout mis bout à  bout et dans un contexte où les populations congolaises, lassées  d’un long et improductif mandat de M. Sassou Nguesso, voudraient dans la paix et le consensus, tourner la page de son régime finissant,  on ne peut que donner raison à ceux qui  avancent, au regard de ces faits, que l’UPADS du congrès de juin 2013 accompagne dans l’allégeance M.  Sassou Nguesso.

La Fédération autonome  UPADS France Europe est opposée à cette ligne politique de capitulation.  En vertu du respect de ses principes de fondation, cette Fédération  autonome est amarrée au combat que mènent les démocrates, républicains et patriotes  congolais, aussi bien au Congo qu’au  sein de la diaspora pour l départ de M. Sassou Nguesso en 2016 et pour l’élection dans ce pays d’un nouveau chef d’Etat au terme d’un processus démocratique apaisé, national et consensuel.

Congo-liberty : A qui veut l’entendre, M. Sassou Nguesso  dit avoir ramené la paix et  la sécurité. Mieux, le Congo-Brazzaville serait sur la voix de l’émergence en 2025. Qu’en dites-vous ?

        Dire avoir ramené la paix et la sécurité au Congo, c’est implicitement reconnaître que celles-ci ont été perturbées avant d’y être rétablies.  Lorsque la République, avec Pascal Lissouba, décide, en toute responsabilité, de l’accueil  officiel de M. Sassou Nguesso, en citoyen libre, lors de son retour à Brazzaville en 1997,  le Congo n’est pas en guerre. La  paix et la sécurité y  règnent. Les violences qui s’en suivront, la même année,  sont au  passif  des putschistes  qui sont revenus au pouvoir par les armes.  Il n’est que normal que ces derniers, ayant tué, détruit,  écrasé, violé et fait déplacer les populations,  remettent un peu d’ordre dans la maison.  Encore que cette  paix et cette sécurité dont les autorités de Brazzaville se targuent avec beaucoup d’ostentation d’avoir rétabli ne sont que bien fragiles et même un leurre dans certaines parties du pays.

Si tel n’était  pas le cas, pourquoi le pouvoir achèterait-il, de manière inconsidérée, tant d’armes de guerre exhibées ces derniers temps dans les artères de Brazzaville au travers des mouvements de véhicules militaires?  Pourquoi entretiendrait-il, en doublure de la force publique, des camps de milices dans la partie nord du pays alors que l’armée, la police et la gendarmerie, d’essence républicaine devraient assurer les rôles de défense et  de sécurisation du pays? Pourquoi n’élèverait-il, à tour de bras, au  grade de général dans la force publique  que des  officiers de la région d’origine du chef de l’Etat ?  Pourquoi toute la chaîne de commandement de la force publique ne serait-elle  qu’aux  mains des officiers de la même région?

A travers ses sempiternelles déclarations sur la paix et la sécurité  au Congo, le régime de Brazzaville voudrait occulter le coup d’état  meurtrier   de 1997, la destruction  anti-démocratique de la constitution de mars 1992 et la privatisation clanique du pouvoir.  Ces déclarations ne sont que pure propagande parce que la réalité est  toute autre. Il  ne se passe pas de jour où les crimes et autres atteintes aux personnes physiques ne soient signalés sur le   territoire  national.  Et la peur de l’insécurité est générale dans le pays.

Quant  à cette histoire du Congo qui serait sur la voix de l’émergence en 2025, les congolais n’y croient  pas du tout.  Elle consiste à s’attirer les faveurs des populations  en vue d’une pérennisation  au pouvoir du clan Sassou  Nguesso au moins  jusqu’à cette échéance.

Nous en serons en 2025 dans 11 ans. Pensez-vous que d’ici  là, avec le triomphe des valeurs au rabais, tels l’enrichissement injustifié et illicite, la rente politique aux  privilégiés, la haine du contrôle démocratique, l’impuissance de l’Etat et de son administration, la maltraitance de la République, les mauvais choix économiques et sociaux, la crise structurelle de la culture, nous aurons comblé tous les retards invraisemblables que nous accumulons  au Congo. Et pourtant  nous sommes, en  apparence, un pays riche.  Disposer d’immenses ressources est une chose, savoir les gérer et déterminer les bons choix pour élever la nation au rang de pays émergents, c’en est une autre, plus complexe qui nécessite de l’exigence, de la rigueur et de la responsabilité. Or sur ces valeurs ci-indiquées, la gouvernance désorganisée de M. Sassou Nguesso est encore très loin derrière celle des pays émergents, parce qu’obscure, anachronique et archaïque.

Congo-liberty : Le  mandat  de M. Sassou  Nguesso se termine en août 2016 et ses velléités de changer sa propre constitution ne font plus de doute.  Quelle est votre appréciation de cette question sensible ?

       L’un des traits   positifs de la constitution  du 20 janvier 2002, c’est d’avoir maintenu, comme l’a recommandé la conférence nationale de 1991, l’alternance démocratique. La limitation à deux mandats non  renouvelables  de  l’exercice  présidentiel  pose   le  problème   de la   normalisation   de la  tradition   constitutionnelle  et  de l’alternance démocratique ainsi que de  la stabilité  politique  et institutionnelle sur  une base juridique, consensuelle et  apaisée.

Au  moment où cette constitution est écrite,  l’opposition   congolaise,   du  fait  de la guerre de 1997, est inexistante.  M. Sassou Nguesso, en place sous la transition a la haute main sur tous les rouages de l’Etat.  Sa marge de manœuvre lui ouvrant les portes de toutes extravagances constitutionnelles, il ne s’est pas donné les moyens juridiques et politiques de demeurer au pouvoir à vie.  Aujourd’hui, rien ne l’empêche de gouverner.  Le pays est en  paix et en sécurité, comme  il s’en prévaut dans sa propagande. Il est donc en devoir, par serment constitutionnel et  par obligation morale de ne pas changer ou modifier la constitution du 20 janvier 2002 et ne peut  s’appuyer sur une quelconque justification. Celle-ci serait irrecevable et anticonstitutionnelle pour le peuple souverain du Congo-Brazzaville.

Les forces patriotiques, républicaines et démocratiques de l’intérieur du Congo et de la  diaspora sont  prêtes à se servir des modalités légales que leur offrent la constitution pour empêcher toute usurpation du pouvoir par des procédés, comportements et des faits anticonstitutionnels de nature à créer la discorde et la division dans le pays.

Dans le contexte actuel d’incertitude et de malentendu  généralisé sur la sortie de crise et l’avenir du Congo, le pays a besoin d’une clarification nationale et souveraine et d’une  majorité de progrès et de consensus  dans le cadre d’une République solidaire et fraternelle.

Congo-liberty : Des acteurs politiques proposent un dialogue avant la fin du mandat de M. Sassou Nguesso. Que veulent-ils  dialoguer avec un putschiste récidiviste ? 

        A partir de l’idée de souveraineté conquise à la conférence nationale, le dialogue est devenu une piste politique sérieuse et consensuelle pour examiner les problèmes du pays et y trouver des solutions  novatrices dans l’intérêt  supérieur des populations. Aujourd’hui, se pose la question de la qualification du dialogue et des fins qu’elle vise. A ce sujet, le débat est riche et plusieurs propositions sont avancées.

Pour le pouvoir, le PCT et  apparentés, le processus du dialogue est permanent. Il s’est concrétisé à Ewo et Dolisie où la question de l’organisation des élections locales a été examinée. A ce jour, il apparaît que ce type de dialogue est essentiellement consultatif puisque ses conclusions ont  du mal à être appliquées  par les pouvoirs publics. Par  ailleurs, le but recherché n’y a  pas été atteint, des partenaires politiques et de la société civile à ces deux derniers  dialogues y ayant relevé la déloyauté et le manque de transparence et de conclusion pratique  validé par tous.

Cette forme de dialogue a développé la défiance, le soupçon et des malentendus et beaucoup parmi ceux qui y ont été ne sont plus prêts à  s’y engager de nouveau.

Tel que le conçoit  le Collectif des partis de l’opposition congolaise, le dialogue, jusqu’ici désigné états généraux de la nation reste un moment souverain d’examen des problèmes de la nation en vue de la sortie de crise. Il devra déboucher sur l’alternance démocratique au soir de la fin du mandat constitutionnel et légal de  M. Sassou Nguesso.  Il y est prévu un  processus politique d’apaisement qui  passe par la démocratisation et la gestion paritaire du système électoral et des institutions de décisions de la République, la requalification républicaine et nationale de la force et de l’administration publiques.

D’autres courants  politiques et de la société civile sont à mi-chemin entre ces deux  options du dialogue. Leur préoccupation pour le dialogue repose l’idée de transparence et de maîtrise du  processus électoral en vue de l’élection présidentielle. Le pays n’étant pas pour eux en crise, ils s’opposent à la logique d’une transition politique avant l’élection présidentielle qui leur parait anticonstitutionnelle.

Le non  radical à toute sorte de  dialogue, quelle qu’en soit la nature, avec le pouvoir de Brazzaville est une autre ligne d’appréciation de la sortie de crise actuelle au Congo. Les défenseurs de cette  thèse estiment que le seul dialogue possible est celui qui dépend de la victoire du rapport de force majoritaire du  peuple créant les conditions de  départ non négociable, avant ou après 2016, de  M. Sassou Nguesso. Pour eux, le destin du pays appartient  seul au peuple souverain.

Au-delà  de ces pistes, il est à signaler que le manque de réponse objective, claire et satisfaisante sur cette question du dialogue de la part des parties prenantes peut déboucher sur une situation conflictuelle aux conséquences  imprévisibles pour la nation. L’esprit essentiellement simpliste et radical mais aussi démagogique et dogmatique enfermera le pays dans  l’impuissance. Elle profitera aux extrémistes  et pourrait prolonger de façon frauduleuse et brutale le mandat du clan Sassou Nguesso, ce que redoutent les républicains et les démocrates.

Il est, en conséquence, urgent  et souhaitable, devant le blocage et la confusion  qui pourrait naître de l’incapacité des parties prenantes à dénouer la crise qu’une voie novatrice s’ouvre, celle de la synthèse nationale responsable et équilibrée appuyée par une demande populaire majoritaire.

Les forces démocratiques et républicaines qui défendent la ligne de l’alternance doivent mutualiser leurs intelligences dans un débat critique et libre afin que soit enregistrée l’inventaire des hypothèses touchant la sortie de crise. Le Collectif des partis de l’opposition congolaise peut en être l’initiateur en se fondant sur  une modalité d’organisation décentralisée de cette  démarche pour  que tout le peuple congolais en soit imprégné.

Congo-liberty : Etes-vous pour un candidat unique de l’opposition à la présidentielle de 2016? Pouvez-vous nous dresser le profil du candidat idéal pour 2016 ?

         C’est un sujet important  qui a la force d’affirmer dans le pays, et au-delà, l’incarnation de la ligne de l’alternance démocratique au Congo  Brazzaville. Cependant, l’étape actuelle demeure celle de la clarification nationale et souveraine sur la question de la succession du pouvoir liée à la fin du  mandat de M. Sassou Nguesso en 2016.

Les  pays qui  ont connu des périodes d’inhibition  dues à la dictature, comme c’est le cas au Congo Brazzaville, ne se relèvent que par une mobilisation  politique et citoyenne encadrée par une grande alliance de forces patriotiques, républicaines, nationales et démocratiques. C’est ce projet que la Fédération autonome UPADS France Europe et la Coordination Congo Ya Sika – Paris appellent par l’Union des Forces de l’Alternance.

Ce qu’il nous faut aujourd’hui au Congo, en terme de leader pour diriger demain le  pays, c’est un républicain ouvert aux grandes évolutions dans le monde,  préoccupé par les questions nationales, mû par les valeurs de justice, d’égalité et de  paix et capable de transcender la logique des clans pour réellement se mettre au niveau  des intérêts supérieurs du Congo. Le peuple congolais trouvera cet homme ou cette femme-là, aux mains responsables, au moment opportun, contrairement à ce que pensent certains. Il est une source intarissable de valeurs.

Congo-liberty : D’aucuns   racontent  que vous êtes mêlé à cette affaire  d’enfarinage  du secrétaire général du PCT, M. Pierre Ngolo lors de son dernier séjour à Paris, au cours d’une assemblée des militants du PCT. Qu’en   dites-vous ? 

       Le PCT n’a  jamais  eu  de tradition politique en France. Pour les congolais, la  France  a toujours été marquée par la culture et  la présence de l’Association des Etudiants Congolais(AEC)  faites de mobilisation  critique, de protestation et de militantisme patriotique  anti-pouvoir de Brazzaville.

Aujourd’hui,  ces réflexes de luttes patriotiques sont réitérés par de nouvelles structures associatives et de nouvelles catégories sociales qui occupent le terrain sur la base de la thématique du départ non négocié de M. Sassou Nguesso en 2016, le respect de la constitution congolaise du 20 janvier 2002 et la problématique de l’alternance démocratique au Congo.

Pendant  longtemps, ces associations de la diaspora ont  mis en pratique le principe de tolérance et de civilité  démocratiques. Avec les arrestations arbitraires, barbares et déshumanisant auxquelles s’ajoutent les interdictions de libre circulation entre le Congo et l’étranger enregistrées ces  derniers temps au  Congo,  il n’est pas impossible qu’il se soit installé dans la région parisienne un climat de défense de dignité qui va jusqu’à l’expression ouverte des réactions.

Comme tant  d’autres, j’ai appris les déconvenues arrivées au colonel PEA, à la Sorbonne- Paris,  lors de la présentation de son ouvrage, et au secrétaire général du PCT, M. Pierre Ngolo, au cours d’une réunion de son parti, également à Paris. Je n’en sais pas plus. Les services de la police parisienne se seraient saisis de ces incidents. Nous en saurons plus le moment venu.

Ceux  qui entretiennent  des confusions  accusatoires à  mon  sujet   cherchent inutilement des boucs émissaires au lieu de faire des analyses politiques  sérieuses et objectives aux situations qu’ils rencontrent.

Mon combat a toujours été l’humanisme, la fraternité, la tolérance, la liberté, la justice, la démocratie et la  République. Et  je travaille à m’y mettre.

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